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24 mars 2021

Retour à la case de l’instruction pour l’affaire Bolloré : Place à la vérité !

Vincent Bolloré 


Le Parquet national financier (PNF) a décidé de renvoyer à un juge d'instruction le dossier de Vincent Bolloré et deux responsables après la non-homologation de leur «plaider coupable» fin février pour notamment des faits de corruption au Togo. Une instruction qui pourrait profiter à l’homme d’affaires breton.

Le refus d’homologation fin février 2021 de l’accord conclu entre le parquet et le milliardaire Vincent Bolloré par la juge Isabelle Prévost-Desprez a surpris nombre de spécialistes du droit français. En effet après avoir validé la convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) visant le groupe Bolloré, prévoyant une amende de 12 millions d’euros, la juge Isabelle Prévost-Desprez a refusé au même moment le « plaider coupable » de M. Bolloré et de ses collaborateurs. L’affaire retourne donc à l’instruction pour déterminer si M. Bolloré et ses co-accusés doivent aller en correctionnelle. 

Isabelle Prévost-Desprez : Juge ou partie ?

Pourquoi accepter la convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) visant le groupe Bolloré, prévoyant une amende de 12 millions d’euros, mais refuser au même moment le « plaider coupable » de M. Bolloré et de ses collaborateurs ? Une question qui suscite beaucoup d’incompréhension dans l’entourage de l’homme d’affaires.  Aurait-elle simplement voulu attirer les projecteurs sur elle via une affaire où des Etats sont cités ? Isabelle Prévost-Desprez a été mise en examen en 2012 à la suite de la plainte de Mme Liliane Bettencourt pour violation du secret de l´instruction, renvoyée en correctionnelle puis relaxée en 2015… Suffisant ici pour mettre en doute son impartialité ? Chacun pourra se faire son idée. 

En déclarant que l’implication d’Euro RSCG dans la campagne électorale de 2010 aurait eu pour effet la victoire du président Faure Gnassingbé et ceci, pour un financement de deux cent cinquante millions de francs CFA, là, Isabelle Prévost-Desprez donne du grain à moudre à ses détracteurs. 

Le refus d’homologation du « plaider coupable » remet dans tous les cas les parties dans la situation antérieure, avec comme corollaire, la présomption d’innocence. S’il venait effectivement à être traduit devant le Tribunal correctionnel, ses avocats promettent de passionnants débats. 

A suivre…

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