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11 juin 2021

Togo : Le CLTPPT dénonce la torture des détenus politiques et appelle à la libération des malades

Claude Améganvi


Le Comité pour la libération des prisonniers politiques du Togo (CLPPT) exige la libération des détenus politiques, particulièrement, ceux qui sont malades. En conférence de presse jeudi 10 juin 2021 à Lomé, le CLPPT et les familles des détenus ont alerté l’opinion nationale et internationale, sur la santé précaire de certains détenus et la vague répressive contre la liberté d’expression au Togo.

La gravissime détérioration de l’état de santé de certains détenus politiques préoccupe le CLPPT et les familles des détenus politiques.

« Si des mesures urgentes ne sont pas prises, cinq détenus politiques croupissant actuellement dans les prisons togolaises risquent de connaître un sort tragique dans la prochaine période alors que nous avons déjà connu 5 cas de décès certifiés sur un total de 8 ou 9 allégués des suites des tortures qui leur ont été infligées », a déclaré le CLPPT.

Les cas les plus préoccupants sont ceux de Nambea Mehiouwa épouse Tagba, Akossi Souleman Sakibou, Ouro-Adjana Arimiaou, Yacoubou Akililou et Kpatcha Gnassingbé, dont le CLPPT exige la libération sans délai.

« Il faut être extrêmement clair. S’il arrivait quoi que ce soit à l’un de ces détenus que ce soit un cas de décès, les autorités togolaises seront tenues responsables et devront répondre demain. Il faut le dire de la manière la plus forte parce que ces gens n’ont commis aucun crime, ils n’ont pas volé. C’est simplement pour beaucoup d’entre eux le fait d’être présents sur des plateformes WhatsApp qui constitue le crime  qu’ils ont commis », a indiqué Claude Améganvi, Secrétaire général du CLPPT. 

Selon Prof David Dosseh, Président du CLPPT, l’objectif du Comité est de parvenir à trouver des solutions efficaces et définitives à l’incarcération des détenus politiques et permettre aux familles d’exprimer leurs désarrois.

La vague répressive, l’autre préoccupation

Le CLPPT reste préoccupée par l’intensification de la vague répressive de ces derniers jours dans le pays.

Pour les Responsables du CLPPT, la vague répressive contre les libertés publiques et tout particulièrement la liberté d’expression au Togo, se confirme par les affaires Djimo Oré et Paul Missiagbeto.

Tous deux des politiques, le premier a été arrêté puis condamné à trois ans de prison pour des propos jugés attentatoires à l’honneur et de trouble aggravé dans la cadre de la célébration du 61ème anniversaire de l’indépendance. Le second, accusé de tentative de trouble de l’ordre public, a été déféré sans être présenté devant un juge.

Caleb AKPONOU

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