Tél:+228 92 42 51 78
latest

17 oct. 2021

Togo : Un pays où, le prix du ciment reste le plus cher dans l’UEMOA



Bien qu’exportateur du clinker, constituant essentiel à la fabrication du ciment, le produit reste plus cher au Togo, que dans la majorité des pays de l’UEMOA. La récente augmentation du prix de la tonne du ciment décidée vendredi 15 octobre 2021, par CimTogo, est un coup dur pour les Togolais qui tirent déjà, le diable par la queue en cette période de pandémie à coronavirus.

Déjà fragilisés par la précarité, les Togolais devront aussi subir la nouvelle augmentation du prix du ciment rendue effective vendredi par CimTogo, filiale de Heidelberg Cement.

En effet la nouvelle hausse qui consacre une augmentation d’environ 6000 FCFA, fait passer le prix de la tonne de ciment à 79. 001 FCFA à l’usine de Lomé et à 81.000 FCFA à l’usine de Kara.

Si cette augmentation se justifie par une hausse de 250% des combustibles pour l’usine et une augmentation de plus de 35 dollars par la tonne du fret maritime sur le gypse et le charbon, il est pourtant nécessaire de faire remarquer que le coût du ciment au Togo reste des plus onéreux dans la sous-région

Depuis 2005, le clinker, constituant essentiel du ciment artificiel, est devenu premier produit d’exportation du Togo, devant le phosphate et bien d’autres minerais.

Mais en dépit de ce rapprochement géographique de la matière première, le prix du ciment au Togo, reste des plus onéreux.

Aujourd’hui, la tonne du ciment CimTogo à l’usine de Kara et de Lomé, est respectivement de 79.001 FCFA et de 81.000 FCFA. En Côte d’Ivoire plus précisément à Abidjan, il est fixé à 73.000 FCFA à l’usine, soit une baisse de 6000 FCFA et 8000 FCFA.

Comparé aux prix fixés par la Nouvelle Cimenterie du Bénin (NOCIBE), la baisse se révèle plus considérable. Elle montre une différence comprise entre 12.000 à 15.000 FCFA puisque le prix de la tonne du ciment est fixé à 64.617 et 66.997 FCFA.

L’immobilier fauché en plein cœur

Au Togo, même si la demande du ciment reste faible comparée à d’autres pays de la sous-région, l’augmentation du prix et la cherté constituent un mauvais signe pour le secteur de l’immobilier.

Cette nouvelle augmentation risque de maintenir le secteur de l’immobilier local dans une situation stagnante.

Et quand on sait qu’en absence d’une réelle réglementation, les prix des baux locatifs sont fixés selon le bon vouloir des propriétaires de maison, les populations peuvent s’attendre à toute surprise.

Caleb AKPONOU

@gapola

Mail : thierryaffanoukoe@gmail.com       

Tél : (00228) 92 42 51 78 / 97 85 10 60 : Pour vos reportages, annonces et publicités, contacter le service commercial de votre site Gapola.  

« PRECEDENT
SUIVANT »

Aucun commentaire