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27 janv. 2022

Togo : Ces faux frais qui font déserter le Port Autonome de Lomé



Alors qu’il devrait être un véritable pôle d’éclatement sur la côte ouest africaine, le Port Autonome de Lomé (PAL) est aujourd’hui, de moins en moins pratiqué par les opérateurs économiques étrangers du secteur véhicule. La raison, les formalités de transit de trop, en vigueur sur la plateforme portuaire de Lomé.

Seul port en eau profonde dans la sous-région avec des atouts indéniables, le PAL peut davantage accroitre son attractivité, si les autorités décidaient de supprimer les faux frais de douane sur les véhicules.

Selon les acteurs de la plateforme portuaire de Lomé, la réduction du coût global des formalités de transit des véhicules à nu, peut-être d’une grande importance.

« Nos clients se plaignent des coûts qui leurs sont appliqués. Les transporteurs des pays de l’hinterland sont obligés chaque fois d’acheter des papiers auprès des Entrepôts Maliens au Togo (EMATO), du Conseil Burkinabè des Chargeurs (CBC) ou encore de la Nigérienne du Transit (NITRA). Nous pensons que ces frais incorporés dans nos transits font que nos coûts deviennent chers. Nous demandons la suppression de ces frais », ont-ils indiqué.

Pour ces derniers, les frais de l’immatriculation provisoire des véhicules en transit au Togo payés à la Société Togolaise de Contrôle Automobile (STCA) sont trop élevés, comparés à ceux pratiqués dans les ports en concurrence au port de Lomé.

« Les immatriculations provisoires payées par les véhicules en transit à la STCA sont trop élevées. Pour un simple autocollant sur un véhicule on vous prend 10.000 FCFA. Alors que la même immatriculation est à 5200 FCFA à Cotonou. Actuellement, il est aussi créé une assurance qu’on appelle la POOL, ou chaque véhicule que vous amenez doit faire une assurance obligatoire de 12.000 FCFA pour les petits véhicules et 18.000 FCFA pour les camions. Nous pensons que ces frais peuvent être ramenés à 5000 FCFA pour faire venir plus de clients sur la plateforme portuaire de Lomé », ont-ils suggéré.

Le payement du TEL, une autre incompréhension

Si la célérité des services douaniers est une réalité, la perception des faux frais au titre du Travail Extra Légal (TEL), fragilise économiquement la clientèle ainsi que les déclarants en douane.

« Aujourd’hui, la douane fait des efforts en termes de célérité de ces activités. Cependant la perception du TEL, à tout moment dérange. En réalité, le TEL devrait être payé lorsqu’on sollicite le service du douanier aux heures illégales. Mais au Togo, les TEL se paient déjà le matin. Et nous le payons avant même de commencer le travail. Il y a quatre (4) TEL d’un montant global de 17.000 FCFA. Et c’est toujours le client qui paie », a déploré Koffi A., un déclarant en douane avant d’ajouter : « Si les TEL peut être également revu à la baisse ça ne fera qu'accroître l’attractivité du PAL ».

Port Autonome de Lomé, un nid de faux frais

Au Port Autonome de Lomé, les faux frais n’en manquent pas. Il y a les frais de retrait de documents. Il s’agit particulièrement des frais d’OTOCI, d’Expo Auto, LMT PAL. Bien qu’ils devraient être à la charge des concessionnaires, ces frais sont malheureusement payés au Togo par les acheteurs de véhicule.

Classé par catégorie, ces frais sont respectivement de 94.000 FCFA ; 118.000 FCFA et 245.000 FCFA.

« En plus de cela nous avons également l’Interpol qu’on paie à 5.000 FCFA. Un frais qui devrait en toute objectivité revenir au concessionnaire. Mais au Togo, c’est l’acheteur qui le paye en plus d’un timbre de 500 FCFA, d’un dépôt interpole à la DCPJ de 500 FCFA et d’un interpole visé par la police au port à 500 FCFA », nous a confié un acteur de la plateforme portuaire de Lomé.

A cela, s’ajoute d’autres faux frais intégrés dans les redevances des parcs et dans les Echanges de Connaissement des Véhicules.

Selon, l’arrêté N°003/MFBP/MDPR-ETPTIT/CAB du 07 septembre 2007, le prix du connaissement est fixé à 15.000 FCFA sans distinction de catégorie.

Sauf que dans la réalité, les sommes versées par les transitaires sont de 27.650 FCFA pour les véhicules touristiques, 27.650 FCFA pour les véhicules utilitaires et 42 300 FCFA pour les engins BTP ou agricoles.

Dans les détails, les faux frais intégrés reviennent respectivement à 12.650 FCFA pour la première catégorie, 12.650 FCFA pour la seconde et 17.300 FCFA pour la troisième.

« En dehors de tous ces faux frais, il y a ceux instaurés par les représentants des pays sahéliens », a déclaré un opérateur étranger.

Face à cette situation, les autorités se doivent de réagir afin de booster l’attractivité du Port Autonome de Lomé.

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