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26 mars 2022

Ces outils d’une lutte efficace contre le choléra



L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) renforce la capacité de lutte des pays de la sous-région contre le choléra. Vendredi 25 mars 2022 à Lomé, elle a initié des ateliers de simulations pratiques de prises en charge des malades du choléra. Objectif, permettre au Togo, Mali, Sénégal et à la Côte d’Ivoire de maitriser le mécanisme de riposte et de prise en charge rapide des malades du choléra.

Selon Dr Mory Keita, responsable OMS chargé de l’évaluation risque, les travaux font suite aux séances théoriques au cours desquelles, les capacités des acteurs ont été renforcées sur des éléments théoriques.

« La session pratique a pour objectif de montrer aux participants, comment monter un centre de traitement CTC ou UTC. Il s’agit de leurs montrer comment fonctionne le circuit de passage du patient pour éviter des contaminations dans le cycle de traitement. Aussi, il question de leurs montrer comment monter dans un temps record, un centre de prise en charge », a-t-il expliqué.

Quel est alors le circuit ?

Pour Ahmadou Wouna, logisticien de l’OMS, il est important de savoir ce qui rentre dans le cadre du choix du site et les difficultés inhérentes.

« Le circuit normal est purement médical. Mais la logistique s’occupe de la mise en pratique de la construction. Généralement, c’est constitué d’un triage, d’une salle d’observation, d’une salle d’hospitalisation et autres espaces comme la morgue, les zones à déchets et éventuellement les toilettes », a-t-il déclaré.

A en croire Miantoloum Djekosse, logisticien OMS basé au Togo, les étapes à suivre par le patient à son arrivée est d’une importance capitale.

« Quand il y a un patient de choléra, on l’amène dans la zone de triage où on analyse son cas. S’il est très déshydraté, on l’hospitalise. Et si c’est un patient dont le cas n’est pas confirmé, il est en observation le temps des résultats de ses analyses. Si les résultats sont positifs, le patient est hospitalisé. Le cas contraire, il est libéré », a-t-il indiqué.

La prise en charge

Globalement, la prise en charge est divisée en zones. Elle peut être désignée par zone verte ou rouge en fonction des cas.

« Les zones sont désignées en fonction des risques. Si le risque est moins élevé, on peut parler de zone verte mais s'il est fort élevé, il s'agit d'une zone rouge. Tout compte fait, quand un malade rentre dans un centre de traitement, il passe par le triage où il est soumis à des analyses pour déterminer s’il s’agit d’un cas suspect ou d’un cas avéré », a expliqué Dr Keita.

Rappelons que la formation des acteurs par l’OMS, vise à préparer les pays à la riposte et à l’élimination du cholera à l’horizon 2030.

Caleb AKPONOU

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