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24 mars 2022

Le CACIT travaille à l’efficacité des mécanismes de lutte contre l’impunité



Le Collectif des Associations Contre l’Impunité (CACIT) tient à l’application des mécanismes de lutte contre l’impunité. Mercredi 23 mars 2022, à Lomé, le CACIT a soumis à validation, le projet de rapport de l'étude sur le fonctionnement des mécanismes de lutte contre l’impunité au Togo pour plus d’efficacité de la lutte dans le pays.

Dans le cadre de la lutte contre l’impunité au Togo, le CACIT a commandité une étude qualitative et quantitative pour mieux déceler ce qui entrave la lutte et sortir des propositions pour relever le défi.

Réalisée conformément aux normes internationales, par un consultant et un jury composé des représentants du PNUD, du ministère de la sécurité et du CACIT, l’étude a permis de faire l’état des lieux, de relever les difficultés et de proposer des solutions.

Selon Me Claude Kokou Amegan, PCA du CACIT, le Togo a pris de part et d’autre des engagements pour la promotion des droits de l’homme et la lutte contre l’impunité.

Cependant, en dépit des efforts et initiatives, l’impunité et la corruption persistent d’où la nécessité d’agir pour un avenir juste et plus serein.

« Cette étude réalisée en collaboration avec les victimes des droits de l’homme, a pour objectif d’améliorer l’accès à la justice, pour que la lutte contre l’impunité soit effective avec des résultats probants. Dans notre institution, nous avons l’habitude de travailler avec divers partenaires et même des acteurs étatiques. Et nous nous sommes rendus compte qu’il était essentiel d’avoir des données qui nous permettrais de rendre nos actions plus efficaces. Et c’est dans cet optique que nous avons jugé de mener cette étude », a indiqué Doris Guinhouya, responsable du département de la promotion des droits de l’homme et du genre au CACIT.

Au-delà, l’étude s’inscrit dans le cadre des réformes entreprises par le Togo, pour lutter contre les actes de violation des droits de l’homme.

« L’étude nous a permis de relever un certain nombre d’insuffisances au plan normatif, opérationnel et institutionnel. Au plan normatif, il ressort qu’il manque certains décrets d’application pour la mise en œuvre de certaines lois. Au niveau institutionnel, il y a un problème de dépendance des organismes souvent influencés par le pouvoir public. Au niveau opérationnel, les institutions et organismes manquent de ressources financières, matérielles et humaines », a rappelé Télou Wiyao Hodabalo, juriste de formation et consultant associé à l’étude.

Relever les défis

Pour plus d’efficacité, les résultats de l’étude recommandent que les textes soient revisités pour répondre aux normes internationales afin de renforcer davantage les mécanismes de lutte contre l’impunité, la résilience des acteurs chargés de lutter contre le phénomène, des institutions et organismes en termes de ressources qualifiées et de contrôle citoyen d’actions publiques.

Caleb AKPONOU

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