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24 mars 2022

L’OMS cherche à éliminer le choléra d’ici 2030 en Afrique



L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a ouvert mercredi 23 mars 2022 à Lomé, une session de renforcement de capacité des formateurs de quatre pays de la sous-région. Venus du Togo, du Sénégal, du Mali et de la Côte d’Ivoire, ces acteurs seront formés à accompagner leur pays dans la riposte contre l’épidémie du choléra.

Maladie diarrhéique causée par l’indigestion d’eau contaminée par la bactérie Vibrio cholerae, le cholera touche tous les ans, nombre de pays africains dont le Togo.

Face la situation, l’OMS renforce du 21 au 26 mars à Lomé, la capacité des acteurs du Togo, du Sénégal, du Mali et de la Côte d’Ivoire.

Pour Dr Fatoumata Binta Tidiane Diallo, représentante de l’OMS au Togo, la formation s’inscrit dans le cadre d’une stratégie mis en place par l’OMS pour l’élimination de la maladie.

« Le choléra est une maladie qui devrait être éliminée d’ici à 2030. Et nous pensons qu’il est important aux pays d’avoir la capacité de détecter, préparer et lutter efficacement contre l’épidémie. C’est le but de cette rencontre, qui vise à former des formateurs qui dans leur pays, pourrons aussi former des personnes pour la riposte contre l’épidémie de choléra », a-t-elle déclaré.

En effet, les facteurs qui font prospérer en Afrique l’épidémie de choléra est le manque d’infrastructure d’eau potable, d’assainissement et d’hygiène.

Ainsi à Lomé, il sera question de préparer les acteurs à aider leur pays à stopper la circulation de l’épidémie.

Comment stopper l’épidémie ?

Selon Dr Fortin Ann du bureau régional OMS Afrique, le cholera est une maladie qui peut être évitée.

« Le cholera est une vieille maladie qui se transmet année après année en fonction des conditions sociales des individus. C’est dire qu’il s’agit d’une maladie que l’on retrouve dans les endroits où, il n’y a pas d’eau potable, des infrastructures d’hygiène et des mesures sanitaires au niveau de l’environnement », a-t-elle indiqué.

Pour lutter contre la maladie, il y a deux façons. D’abord intervenir lorsqu’il y a contamination pour couper la chaîne. Là, il est question d’intervenir dans l’immédiat pour traiter les eaux contaminées, d’identifier les cas contacts et de prendre des dispositions qu’y s’imposent.

Dans une perspective plus large, il sera question d’améliorer les conditions de vie des populations en mettant à leur disposition des infrastructures d’assainissement et d’hygiène pour éviter qu’elles ne soient plus exposées.

Caleb AKPONOU

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