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15 mars 2022

SYNPHOT : Ces mécanismes pour lutter contre le harcèlement et la violence faite aux femmes agents de santé

Le Syndicat National des Praticiens Hospitaliers du Togo (SYNPHOT) ne baisse plus la garde contre le harcèlement sexuel et la violence faite aux femmes en milieu hospitalo-universitaire. Vendredi 11 mars 2022, le SYNPHOT a célébré la femme agent de la santé, à travers une journée de réflexion sur la thématique.

Placée sous le thème : « Lutte contre le harcèlement sexuel et la violence faite aux femmes en milieu hospitalo-universitaire », l’initiative s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la femme (JIF).

A l’occasion, le SYNPHOT a sensibilisé les femmes agents de santé sur leurs droits et renforcé leurs participations à la lutte contre le phénomène en milieu hospitalo-Universitaire.

Selon Me Emilie Azibli, épouse Omolou, présidente de l’Association des Femmes Juristes du Togo, le viol et la violence sexuelle sont des crimes et comme tels punis par la loi.

« Le viol et la violence sexuelle sont combattus par la loi. Et si la violence faite aux femmes arrive jusqu’au niveau du meurtre, elle est punie d’une peine allant de 20 à 50 ans. Aujourd’hui, on peut se réjouir de ce que le législateur togolais a puis faire en matière de répression criminelle. Maintenant, reste à les mettre en pratique », a-t-elle indiqué.

Pour Mme Omolou, l’homme doit pouvoir se contrôler dans tous les cas, surtout en milieu professionnel.

« L’homme doit pouvoir se contrôler et l’instinct de l’homme doit pouvoir le permettre. Rien ne peut justifier la violence ou le viol. Aujourd’hui, il va falloir que les victimes de viol aient le courage de porter plainte. J’exhorte les victimes de viol à pouvoir sortir de leur mutisme pour lutter contre le phénomène », a-t-elle lancé.

A en croire Dr Gilbert Tsolenyanu, secrétaire du SYNPHOT, tout sera mis en œuvre pour décourager ces pratiques en milieu hospitalo-universitaire.

« Nous allons mettre des mécanismes en place pour que les victimes puissent se plaindre mais surtout avec l’accompagnement des juristes. Nous pensons que des actes seront posés pour dissuader toute personne qui serait tenter de harceler, de violenter et de violer des femmes agents de santé » a-t-il déclaré.

Rappelons qu’outre la journée de réflexion, le SYNPHOT a également marqué la JIF-2022 par des remises de matériels aux maternités du CHU SO et du CHL et initié des sensibilisations et campagnes de dépistages du col de l’utérus.

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