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4 avr. 2022

Pierrette Adjallé : "Il est clair que les femmes ne peuvent pas compter sur le régime en place"



Les Forces Démocratiques pour la République (FDR) ont célébré samedi 02 avril 2022, la Journée Internationale de la Femme (JIF). A l’occasion, la Coordination nationale des Femmes des FDR a appelé les femmes à rester mobilisées pour leurs réels épanouissements et à plus d’engagement en politique.

Sanctionnée par une déclaration, la célébration de la JIF a permis aux femmes-FDR de passer en revue le droit de la femme et la situation des droits humains en général au Togo.

Placée sous le thème : « L’égalité aujourd’hui pour un avenir durable », la coordination a saisi l’occasion pour sensibiliser les femmes sur leurs droits.

Un constat

Pour la coordination, au-delà des propagandes sur la question des droits de la femme, l’on note qu’un recule sur la question au Togo.

« Au Togo, il est de notoriété publique que malgré la propagande sur la promotion des droits des femmes, très peu de mesures sont réellement prises et mises en œuvre pour favoriser un réel épanouissement de ces dernières », a déclaré Pierrette Adjallé, présidente nationale des femmes FDR.

Ainsi dénonce-t-elle, le manque de volonté manifeste dans l’affaire des incendies criminels des marchés d’Adawlato et de Kara. Deux marchés, symboles du zèle au travail et de l’autonomie de la femme.

Le phénomène de la vie chère

Pour les femmes-FDR, la présentation des femmes dans les hautes instances comme avancée, reste et demeure pure propagande, puisque peu de choses sont faites pour l’amélioration de leur condition.

« Alors que des pays de la sous-région mettent le bouché double pour juguler le phénomène de la vie chère, au Togo, au lieu de soulager les angoisses de la ménagère, c’est le moment que les gouvernants, faisant preuve d’une insatiabilité monstrueuse, choisisse pour augmenter comme bon leur semble, le prix du carburant et créer des taxes avec pour conséquences, l’augmentation vertigineuse des prix des produits de première nécessité », a relevé Mme Adjallé.

A cela s’ajoute l’emploi des centaines voire des milliers de femmes dans la zone franche contre de maigres salaires, la surexploitation des jeunes filles dans les bars et maisons avec plus de 16 heures de travail, un salaire en dessous du SMIG et aucune garantie de protection sociale.

« Il est clair que les femmes ne peuvent pas compter sur le régime en place pour faire la promotion de leurs droits fondamentaux », a indiqué Mme Adjallé avant d’ajouter : « La seule célébration du 08 mars ne suffit pas pour faire aboutir le combat contre les inégalités, les disparités et les discriminations basées sur le genre. Il faut sortir de la léthargie actuelle et de la psychose de la peur pour repartir au combat ».

@gapola

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