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31 mai 2022

La santé mère-enfant n’a pas de prix au Togo

Faure Gnassingbé


Le chef de l’Etat Faure Gnassingbé voue un culte aux femmes enceintes. « Plus aucune femme ne doit mourir en donnant la vie », s’est-il juré à l’entame de son mandat. Quelques mois après cet engagement, la prise en charge des femmes enceintes sur le territoire est passée d’une étape à une autre, sans pour autant encourager les dirigeants à dormir sur leurs lauriers.

En août 2021, "Wezou" a été lancé pour réduire les morbidités et les mortalités maternelles et néonatales. En 04 mois, 70 000 femmes ont bénéficié des prestations du mécanisme.

Catégories de soins

Il s’agit des consultations pré et post natales, les analyses, les actes d’accouchement et les médicaments. Jusqu’à décembre 2021, un montant de 02 milliards de francs CFA a été investi par l’Etat, sur un budget prévisionnel de 03 milliards pour la première année de mise en œuvre. 

De la confirmation de la grossesse jusqu’au 42ème jour après l’accouchement, "Wezou" prend en charge une partie des frais des soins. Ce sont les centres de santé publics et accrédités de premier niveau (unités de soins périphériques et hôpitaux de préfectures) qui sont concernés.

Baisse de la mortalité maternelle

Aujourd’hui, 27% des accouchements sont assistés par un personnel qualifié. La mortalité maternelle se situe à 401 (contre 478 il y a quelques années) pour 100 000 naissances vivantes. Maintenant, le Togo veut parvenir à moins de 100 décès maternels par an.

La mortalité néonatale est passée de 40 (EDST 1998) à 27 (EDST 2014) pour 1 000 naissances vivantes. Pour 2022, la somme prévue pour une meilleure accessibilité du système sanitaire est de 91,7 milliards de francs CFA. De quoi s’occuper davantage des mères et leurs enfants.

Construction des centres de santé mère-enfant

C’est un objectif prioritaire dans l’agenda du président. En avril 2022, un projet de construction de centres modernes de soins mère-enfant dans les 05 régions a fait l’objet de communication en Conseil des ministres. Il sera réalisé en partie grâce à l’Institut national d’assurance maladie.

L’Inam s’alliera avec un partenaire privé pour mener l’initiative qui va permettre de renforcer le plateau technique de la santé en matériel de réanimation pédiatrique, surtout néonatale. Ceci garantira une bonne prise en charge du couple mère-enfant afin d’éviter les décès. Il est prévu que l’hôpital mère-enfant du Grand Lomé par exemple, dispose d’une capacité de 175 lits et soit un centre de référence nationale.

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