Tél:+228 92 42 51 78
latest

12 août 2022

Le Togo maintient le cap de la lutte contre la traite des enfants



Le ministère de l'Action sociale, de la promotion de la femme et de l'alphabétisation est en sensibilisation contre la traite des enfants. Lancée jeudi 11 août 2022, à Gboto dans le Yoto, par Kondoh Koudalé, directeur général de la Protection de l'enfance, cette 4ème campagne nationale mobilise les acteurs locaux en vue d’un changement de comportement sur la traite des enfants.

Placée sous le thème : " Mobilisons-nous contre la traite des enfants, ne gardons plus le silence'', le lancement de la campagne a mobilisé jeudi, les autorités préfectorales, communales, traditionnelles et les populations à Gboto.

En effet, les impacts de la traite des personnes en l'occurrence celle des enfants sont réels et ne sont plus à démontrer, tant le phénomène est monnaie courante.

Au Togo, malgré les efforts consentis de part et d'autre, le tableau de bord sur la protection des enfants relève qu'en 2016, 2332 enfants étaient victimes avec 1723 cas de traite transfrontalière et 609 cas de traite interne. En 2017, 1075 enfants ont été victimes de traite dont 607 cas de traite transfrontalière enregistré. En 2018, 732 victimes dont 441 enfants cas de traite transfrontalière ont été recensés.

Selon Kondoh Koudalé, représentant la ministre de l'Action sociale, de la promotion de la femme et de l'alphabétisation, le gouvernement est résolu à lutter contre le phénomène au Togo.

"Le ministère de l'Action sociale entend renforcer ses interventions pour un changement de comportement dans notre cher pays le Togo. C'est pourquoi le choix de Gboto pour le lancement, n'est pas le fruit du hasard. Ce choix vise à donner une priorité aux zones où le problème de la traite des enfants se pose avec acuité en vue d'amener les enfants des communautés, à s'engager dans la lutte au côté du gouvernement et de ses partenaires'' a-t-il indiqué 

Lutte contre la traite, une priorité

Au Togo, la lutte contre la traite des enfants est d'une importance en témoigne les initiatives engagées dans le cadre du renforcement du cadre juridique et institutionnel, la sensibilisation des populations, la formation des acteurs concernés sur la problématique.

A cela s'ajoute l'allocation d'une subvention pour la prise en charge des victimes, l'insertion socioprofessionnelle des adolescents et jeunes à risque, la mise en place d'une commission nationale de la lutte contre la traite et l'opérationnalisation d'un numéro vert Allô 1011, pour signaler les mauvais traitements infligés aux enfants.

Pour Tiadjena-Patassé Mazalo, directrice de la Prévention de vulnérabilité, le code de l'enfant en son article 441, définit la traite comme le recrutement, le transport, le transfert, l'hébergement ou l'accueil à l'intérieur du territoire national, d'un enfant aux fins de son exploitation.

'' Le phénomène se manifeste par le travail dépassant parfois la force des enfants et sans repos, la prostitution, le prélèvement des organes, la bastonnade et plusieurs autres mauvais traitements '', a-t-elle expliqué.

A en croire Donko Abiola, directrice régionale Action sociale de la région Maritime, le phénomène ne peut qu'être combattu par une prise de conscience collective.

Rappelons qu'après Gboto, la campagne se poursuivra à Lomé et dans les autres régions du pays à travers l'organisation des émissions sur les radios nationales et communautaires, la diffusion des messages à travers des spots.

Caleb AKPONOU

@gapola

Mail : thierryaffanoukoe@gmail.com       

Pour vos reportages, annonces et publicités, contacter le service commercial de votre site Gapola. Tél : (00228) 92 42 51 78 / 97 85 10 60.

« PRECEDENT
SUIVANT »

Aucun commentaire